Les Nouvelles Chroniques du jour : ça s'est passé un....21 février
Evénements
21 février 1613 : Michel Romanov est élu tsar de RussieLe 21 février 1613 (selon le calendrier julien en vigueur en Russie), Michel Romanov, fils du patriarche de Moscou, est élu tsar de toutes les Russies. Son accession au pouvoir met fin à une longue période de troubles. Elle inaugure une dynastie qui durera jusqu'à la Révolution démocratique de février 1917...
Le 21 février 1613 (selon le calendrier julien en vigueur en Russie), Michel Romanov est élu tsar de toutes les Russies sous le nom de Michel 1er.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
L'élection met un terme au
«temps des Troubles» qui a vu la Russie occupée et pillée par les Polonais.
Le nouveau tsar a tout juste 16 ans. Mais il est le fils du prestigieux
patriarche de Moscou, Philarète, qui a combattu l'usurpateur
Boris Godounov et les Polonais aux côtés des Cosaques.
Les nobles russes apprécient sa parenté avec l'ancienne dynastie, issue de Riourik, un
Varègue ou
Viking originaire de Scandinavie. Cette dynastie s'était éteinte après la mort du tsar
Ivan IV le Terrible. Ces atouts lui valent d'être choisi entre de nombreux candidats par le
Zemski Sobor, l'assemblée des états généraux russes.
Peu après son couronnement, Michel Romanov voit son père revenir de Pologne où il était retenu en captivité. Avec son concours, il rétablit la paix civile en Russie.
La personne du tsar acquiert un caractère sacré cependant que se restreint le droit d'intervention du
Zemski Sobor.Tandis que l'autocratie se met en place, les paysans russes perdent
leurs dernières libertés. Ils n'ont bientôt plus le droit de se déplacerà leur guise.
La descendance de Michel Romanov règnera sur la Russie jusqu'à la
Révolution de Février 1917.
Alban Dignat. 21 février 1795 : La liberté des cultes est rétablieLe 21 février 1795, un décret de la Convention du 3 ventôse an III rétablit la liberté des cultes. En mettant fin à une longue période d'intolérance inaugurée par la Constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790, les députés espèrent réconcilier les Français avec la Révolution ou ce qu'il en reste.
21 février 1804 : Naissance du chemin de ferUne locomotive à vapeur circule pour la première fois au monde le 21 février 1804, à Pen-y-Darren, une région minière du pays de Galles, près de Merthyr Tydfil. La locomotive a été conçue par l'ingénieur Richard Trevithick. Après ce premier succès, d'autres inventeurs, Georges Stephenson et son fils Robert, vont se lancer dans l'industrialisation du chemin de fer...
Naissance du chemin de ferUn train à vapeur circule pour la première fois au monde le 21
février 1804, à Pen-y-Darren, une région minière du pays de Galles, près de Merthyr Tydfil.
La locomotive a été conçue par l'ingénieur des mines Richard
Trevithick, passionné par la motorisation à vapeur. Elle tracte ce
jour-là dix tonnes de fer et 60 personnes montées sur cinq wagons, effectuant 16 km en 4 heures et 5 minutes.
Parmi quelques autres réalisations de Richard Trevithick, la locomotive
«Catch me who can» (
M'attrape qui peut) finira à Londres, dans un manège.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
Les mines donnent naissance au chemin de fer
L'idée de faire circuler des charges lourdes sur des rails
remonte sinon à la nuit des temps du moins aux premières exploitations minières.
Dès l'époque médiévale, en Europe, ces exploitants s'aperçoivent
en effet que les charrettes de produits lourds rencontrent moins de résistance au frottement lorsqu'elles roulent sur des rails. Ces rails improvisés sont d'abord en bois et les véhicules eux-mêmes sont tirés par des chevaux.
Avec le développement de la métallurgie, on remplace peu à peu
les rails en bois par des rails en fer, ce qui améliore encore de
beaucoup les performances de la traction.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
Au pays de Galles, où les fonderies ont des produits lourds à transporter, le transport sur voie ferrée apparaît très tôt comme la solution idoine. Reste le problème de la traction : doit-on se limiter à des chariots tirés par des chevaux ?
L'invention de la machine à vapeur par James Watt en 1776 et les premiers engins mus par la vapeur, comme le fardier de Cugnot, laissent espérer des solutions plus performantes.
Samuel Homfray, propriétaire des fonderies de Penydaren, met au
défi son ami ingénieur Richard Trevithick de construire un engin capable de tracter dix tonnes.
C'est ainsi qu'il conçoit la première locomotive à vapeur, avec
une chaudière montée sur chariot ; la vapeur sous pression actionne un piston, lequel fait tourner un grand volant extérieur.
Richard Trevithick, toutefois, néglige d'exploiter son savoir-faire. Inventeur dans l'âme, il abandonne à d'autres le passage du ferroviaire à la phase industrielle.
Le chemin de fer acquiert droit de cité Différents artisans se lancent dans la traction ferroviaire, pour les besoins de la sidérurgie et des mines.
En 1825 est inaugurée la ligne Stockton & Darlington, dans
les Midlands. Il s'agit de la transposition à l'air libre d'un chemin de fer minier, avec ses chevaux et ses machines à vapeur fixes qui tirent les wagonnets. Outre le transport du charbon, elle s'accommode du transport de voyageurs.
Cette ligne très rustique est un lieu d'expérimentation capital
avant la décision de construire une première ligne ferroviaire
commerciale entre Liverpool et Manchester.
Pour ce projet capital, les autorités locales organisent un
concours, avec une récompense de 500 livres sterling, afin de
sélectionner un constructeur capable de faire rouler sur rails un engin de moins de 6 tonnes à la vitesse de 16 km/h. Les concurrents doivent se prêter à une démonstration sur un circuit, à Rainhill, dans les Midlands. Le concours s'étale sur une semaine et attire des curieux de toute l'Angleterre.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
Parmi les concurrents, la
«Sans Pareil» de Timothy Hackmorth atteint la vitesse de 30km/h. Son concepteur est un ingénieur qui travaille sur la ligne du
Stockton & Darlington. Il prend sur ses nuits pour construire la machine dans les ateliers de la ligne. Malheureusement, le jour du concours, il joue de malchance et
essuie de nombreuses pannes, réussissant tout de même à tracter 19 tonnes sur 36 km à la vitesse de 22 km/h.
C'est finalement Georges Stephenson et son fils Robert qui remportent la récompense avec leur locomotive,
«The Rocket» (la
«Fusée»), plus performante et ingénieuse, avec des astuces techniques empruntées à la
«Sans Pareil».
Elle prend l'apparence que l'on connaît depuis lors aux
locomotives à vapeur, avec une chaudière horizontale, un foyer à
l'arrière et une cheminée à l'avant. Sa chaudière tubulaire multiplie par quatre la production de vapeur par rapport aux simples chaudières. Un «tender» contenant l'eau et le charbon est attelé à l'arrière de la locomotive. D'un poids d'à peine plus de 4 tonnes, elle roule jusqu'à 56 km/h. C'est le premier record du monde de vitesse.
Georges Stephenson fournit donc les premières locomotives de la
ligne commerciale Liverpool-Manchester, laquelle fait chuter de moitié le prix des marchandises lourdes vendues à Manchester. La ligne s'avère très rentable pour les actionnaires de la compagnie. Le succès est tel que bientôt, Stephenson n'arrive plus à fournir.
Le chemin de fer, source de profit sans pareille En 1835, c'est à une locomotive fournie par les établissements
Sharp & Roberts que revient la gloire de franchir la barre des 100 km/h. La nouvelle fait sensation et commence à inquiéter les professionnels du transport (diligences, coches d'eau etc).
Dans les années qui vont suivre, ils ne vont avoir de cesse de
multiplier les obstacles à la construction de lignes, voire de saboter les chantiers, en Angleterre comme ailleurs.
Mais rien n'y fait. Il faut dire qu'en dépit d'investissements
importants, les promoteurs du chemin de fer réalisent des profits
colossaux, jusqu'à 50% par an, tant dans le transport de marchandises que dans celui de voyageurs. Les investisseurs et les épargnants se laissent griser par ce secteur aux allures d'eldorado.
Déjà la technologie ferroviaire franchit la Manche et atteint le
Continent. Des lignes à usage minier ou de démonstration sont réalisées en Belgique et en France. Les Belges inaugurent une première ligne pour le transport des voyageurs entre Bruxelles et Malines, le 5 mai 1835
La même année, le 7 décembre 1837, en Allemagne, une
première ligne de 6,4 km est ouverte entre Nuremberg et la ville voisine de Führt, au nord de la Bavière.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
En France, une première voie ferrée a été ouverte en 1827 pour le transport des marchandises, entre Saint-Étienne et Andrézieux (18 km), deux villes du bassin industriel et minier de la Loire. Elle a été étendue aux voyageurs en 1832.
Puis sont ouvertes en 1835 la ligne Saint-Étienne-Lyon (57 km),
pour le transport de marchandises lourdes et de produits sidérurgiques, et en 1837, la
ligne Paris-Saint-Germain-en-Laye (18 km) pour le transport de voyageurs.
Cinq ans plus tard, cette ligne connaît le premier drame
ferroviaire de l'histoire : 55 morts. Malgré son caractère spectaculaire et inédit, le drame ne remet pas en cause la confiance des banquiers et de l'opinion publique dans ce nouveau mode de transport. En 1848, à la veille de faire sa révolution industrielle, la France compte déjà près de 2000 km de voies ferrées. En 1860, l'Allemagne en a quant à elle 11.000.
Bibliographie Il n'y a pas beaucoup de livres en français sur la naissance du
chemin de fer. On peut retenir un bel album aux Éditions Atlas :
Les trains de légende (2000).
André Larané 21 février 1916 : L'enfer de VerdunLe 21 février 1916, à 16h 45, l'infanterie allemande se lance à l'attaque contre les positions françaises autour de Verdun, en Lorraine. Aucune bataille, aucune tragédie n'a autant marqué la mémoire des Français que la bataille de Verdun.
Elle dure dix mois et pratiquement tous les soldats de la Grande Guerre y participent chacun à leur tour. Le sort de la France se joue dans cet affrontement...
21 février 1916, L'enfer de Verdun Aucune bataille n'a autant marqué la mémoire des Français que celle de Verdun.
Tout d'un coup, un déluge de feu Tout commence le 21 février 1916, à 7h30, avec un déluge de feu sur les forts de Verdun et sur les tranchées où sont tapies trois divisions françaises. Puis, l'infanterie allemande monte à l'assaut. Certains soldats sont équipés d'un lance-flammes. C'est la première fois qu'est employée cette arme terrible.
Le chef d'état-major allemand Erich von Falkenhayn veut de cette façon en finir avec une guerre de positions qui dure depuis la bataille de la Marne, dix-huit mois plus tôt. Il projette de
«saigner l'armée française» par des bombardements intensifs.
Tenir ! Les
poilus résistent héroïquement au premier choc, en dépit de la perte du fort de Douaumont. Très vite, le commandant de la IIe Armée,
Philippe Pétain, organise la riposte. Il met en place une liaison avec Bar-le-Duc, à l'arrière. En 24 heures, 6.000 camions montent vers le front en empruntant cette
«Voie sacrée». L'assaut allemand est repoussé et la brèche colmatée. Les attaques vont se renouveler pendant plusieurs mois, sans cesse contenues.
«On [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] aura !» écrit Pétain le 10 avril... Le général obtient, à défaut de renforts, que ses troupes soient régulièrement renouvelées. C'est ainsi que, par rotations successives (le
«tourniquet»), toute l'armée française va connaître l'enfer de Verdun !
La contre-offensive Le 22 juin apparaissent les terrifiantes bombes au phosgène, un
gaz mortel en quelques secondes. Le 1er juillet survient enfin l'
offensive de la Somme. Destinée à soulager le front de Verdun, elle va se solder par un échec sanglant.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
La bataille de Verdun prend fin le 15 décembre 1916. Elle aura
duré dix mois. L'avantage reste aux Français mais c'est au prix d'une terrible hécatombe. Verdun est le tournant de la Grande Guerre et pour les poilus, le symbole de toutes ses horreurs.
Du côté français, le total des pertes (morts, blessés et
disparus) est évalué à 379.000 et du côté allemand, à 335.000. Cela fait de la bataille de Verdun la plus meurtrière des batailles de la Grande Guerre de 1914-1918 après l'offensive de la Somme.
21 février 1944 : L'Affiche rouge
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]e 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges qui font état de l'exécution de 23 terroristes membres d'un groupe de FTP (francs-tireurs partisans) dirigé par Michel Manouchian...
21 février 1944, L'Affiche rouge [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Elles font état de l'exécution au
mont Valérien de 23
«terroristes» membres d'un groupe de FTP (francs-tireurs partisans).
Le chef de ce groupe de résistants s'appelle Missak (Michel)
Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a été marqué par le
génocide arménien. Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de
menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Au Parti
communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d'Oeuvre Immigrée). Pendant l'occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d'Oeuvre Immigrée).
La propagande nazie daube sur l'origine étrangère de Manouchian
et de ses compagnons d'infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d'Europe de l'Est). Mais il n'est pas sûr que cette argumentation ait eu l'effet attendu sur l'opinion française si l'on en croit le beau poème de Louis Aragon...
Strophes pour se souvenir : Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans.
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents.
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand.
Adieu la peine et le plaisir adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui va demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.
Louis Aragon, Le roman inachevé, 1956. Un réseau très recherché Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Issu d'une famille juive qui a fui la Russie pour la Bessarabie puis la France, Boris Holban s'engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s'évader grâce au réseau d'une religieuse de Metz, Soeur Hélène (François Mitterrand bénéficiera du même réseau).
En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens
avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d'Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux. Au total 30 combattants et une quarantaine de militants.
De juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale des Renseignements généraux (BS2), les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands. La plus retentissante est l'assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l'envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.
En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction
des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d'intensifier le rythme de ses actions. Il juge non sans raison que le réseau est au bord de la rupture. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian. Suite à une trahison, celui-ci est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. C'en est fini des FTP-MOI.
Rappelé par les FTP en décembre 1943, Holban retrouve et exécute le traître. Après la Libération, il s'en retourne en Roumanie où il devient colonel puis général. Mais le dictateur Ceaucescu le déchoit de son grade et l'envoie travailler dans une usine jusqu'à sa retraite. Revenu en France, il sera décoré de la Légion d'Honneur le 8 mai 1994 sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile par le président
Francois Mitterrand.
André Larané. C'est sa fête : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Nous sommes au XIe siècle et la papauté médiévale entreprend de réformer les moeurs. Pierre Damien est un pauvre paysan de Ravenne devenu cardinal qui va participer à ce mouvement avec ses écrits. Il sera proclamé docteur de l'Église en 1828.
Naissances Charles VII le Bien Servi
21 février 1403 à hôtel Saint-Paul, Paris - 22 juillet 1461 à Mehun-sur-Yèvre (Berry, France)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
Fils du malheureux roi
Charles VI le Fou et d'Isabeau de Bavière, le futur Charles VII connaît une jeunesse difficile. La mort prématurée de ses quatre frères aînés l'amène à 14 ans aux marches du trône. Mais voilà que les Anglais, victorieux à
Azincourt, occupent une grande partie du royaume avec leurs alliés bourguignons.
L'héritier, ou
Dauphin, est alors déshérité par ses propres parents au profit du souverain anglais ! Replié à Bourges et ne disposant que d'une poignée de partisans, il se proclame roi mais ne règne que sur le centre du royaume.
Il est prêt à renoncer quand survient...
Jeanne d'Arc. La jeune paysanne lui redonne courage et bientôt, le roi va pouvoir chasser les Anglais du royaume et reconstruire le pays, méritant les surnoms de
Charles le Victorieux ou
Charles le Bien Servi. Outre Jeanne, ses plus fidèles appuis sont les frères Bureau, le chancelier Jouvenel des Ursins, le banquier J
acques Coeur,... et Agnès Sorel.Voir : Le Bien Servi ou le Victorieux
Antonio Lopez de Santa Anna
21 février 1794 à Jalapa (Nouvelle-Espagne (Mexique)) - 20 juin 1876 à Mexico (Mexique)Militaire charismatique, qui se définit lui-même comme le
«Napoléon du Nouveau Monde», plus flamboyant que doué pour gérer les affaires quotidiennes de l'Etat, Antonio Lopez de Santa Anna a été à de multiples reprises président du Mexique, à une époque où l'instabilité politique prévalait dans le pays nouvellement indépendant...
Voir : Le «Napoléon du Nouveau Monde»
DécèsBaruch Spinoza
24 novembre 1632 à Amsterdam (Provinces-Unies) - 21 février 1677 à La Haye (Provinces-Unies)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être
inscrit et
connecté pour voir ce lien] border="0" alt="" />
En dépit de sa courte vie, Baruch
«Benedictus» Spinoza est l'un des premiers grands philosophes de l'époque moderne. Il est issu d'une famille juive
«marrane», chassée d'Espagne en 1492 et réfugiée au Portugal, chassée à nouveau de ce pays en 1593.
Il reçoit une solide formation hébraïque et la complète par l'étude des philosophes modernes, en particulier son aîné
René Descartes. Son érudition fait scandale et il est violemment chassé le 27 juillet 1656, à 28 ans, de la communauté israélite d'Amsterdam qui lui inflige le
herem (
«excommunication»).
Il va se fixer à Voorburg, près de La Haye, pratiquant avec brio le polissage des lunettes. Il poursuit en même temps ses études philosophiques avec le soutien amical du
stathouder de Hollande Jean de Witt jusqu'à la mort tragique de ce dernier en 1672. Il correspond aussi avec le
physicien Christiaan Huyghens.
En 1670, il publie anonymement le
Traité théologico-politique qui fait l'effet d'une bombe. Il y est dit que chacun est libre de
penser ce qu'il veut et que foi et raison n'ont rien en commun :
«le grand secret du régime monarchique et son intérêt majeur est de tromper les hommes et de couvrir du nom de religion la crainte qui doit les maîtriser» (extrait).
En 1673, Spinoza publie sous son nom
Principes de la philosophie de Descartes (1673). Après sa mort est publié son ouvrage majeur :
L'Éthique, traité de métaphysique qui assimile Dieu à la Nature (
panthéisme) et recommande aux hommes de privilégier la réalisation de soi. De quoi scandaliser plus d'un de ses contemporains...
Source : herodote.net