VOYAGER : Rome, la ville éternelle qui réveille vos sens ! Par Flora
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le.cricket Admin
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Sujet: VOYAGER : Rome, la ville éternelle qui réveille vos sens ! Par Flora Ven 5 Déc - 23:16
VOYAGER : Rome, la ville éternelle qui réveille vos sens !
Je rêve de ce pays depuis une éternité. Son nom est déjà toute une poésie dans mes oreilles: l'Italie ! Ça sent le soleil, les oliviers, la Méditérranée, la pasta et le café "ristretto" s'il vous plaît.
Bien qu'il soit ne soit pas si loin, je n'avais jamais eu l'occasion de me rendre dans ce pays jusqu'à présent. C'est donc un plaisir que de vous parler de ma découverte de cette capitale européenne aussi grandiose qu'émouvante : Rome.
Coi gesti !
Lorsque je suis sortie du train à la gare Termini j'ai dû trouver un taxi pour me rendre à l'auberge de jeunesse. Le chauffeur qui m'accompagnait ne parlait pas un mot d'une langue étrangère à la sienne...Je savais que je n'avais pas le choix, je devais m'improviser bilingue. Une expérience amusante où les mots ne sont pas indispensables à une vraie communication. J'indique du bout du doigt l'adresse griffonnée où je souhaite me rendre, il acquiesce et me parle autant avec sa bouche qu'avec ses mains, avant de prendre le volant bien sur. Je trouve que c'est la plus belle langue du monde. Elle chante et vibre, chaque syllabe me charme par sa mélodie : le roulement des consonnes, la touche latine des voyelles, il ne suffit pourtant pas de rajouter un A ou un I à la fin de chaque mot pour se faire comprendre.L'Italien se vit pour être parlé et compris, il se doit d'être accompagné par "il gesto", le geste en français.
Lorsque je me suis baladée à Rome pour la première fois, quelque chose m'a frappé : l'atmosphère unique qui règne dans cette ville. Un parfum d'éternel, contrebalancé par un souffle de modernité qui grouille dans les artères de la cité millénaire. Les gens ne courent pas, gardent la tête haute et restent souriant. Ce fut presque un choc culturel en arrivant d'une ville comme Paris où une majorité de personnes errent sans se soucier des autres.
Si vous maîtrisez déjà un tant soit peu la langue italienne, alors vous comprendrez ce qu'est la Dolce Far Niente : la douceur de ne rien faire. Une véritable philosophie de vie qu'adoptent les Italiens. Attention, je n'ai jamais dit qu'ils pouvaient être feignants ou las. Ce que je veux vous expliquer, c'est que les Italiens savent réellement apprécier le repos qui leur est offert.Ils ne culpabilisent pas quand vient le moment de prendre le temps de faire une pause, les Italiens savent ce qu'est le plaisir et ne s'en privent pas. Nous avons tendance à vouloir nous occuper même pendant les congés, eux disent "stop", la pause s'impose.
ROMA / AMOR [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Si l'italien est la langue de l'amour, Rome en est la ville. Tout est romantisme ici. Chaque pierre raconte une histoire qui berce les passants dans un état béat, comme s'il fallait saisir ces instants avant qu'ils ne disparaissent et ne se transforme en un peu plus de poussière sur les pavés de Rome.Partout des couples s'enlacent. Personne ne sait s'ils viennent de se rencontrer ou s'ils sont unis depuis des années, mais la seule chose qui comptent c'est que là tout de suite ils s'aiment et se moquent de le montrer au monde entier, surtout à Rome où le temps semble s'être arrêté.
Suis-je déjà passée devant cette basilique ? Il faut bien l'avouer, à force de marcher dans les ruelles de Rome il m'est arrivé plus d'une fois d'avoir une sensation de déjà vu. Je me dois de rentrer dans l'une de ces grandioses enceintes :le "silence religieux" qui règne dans une basilique est saisissant.Une profonde paix s'empare de moi, mon regard se laissant aller à toutes les merveilles décoratives centenaires réalisées par la main de l'homme pour un dieu unique, je ressens un profond respect pour les personnes qui viennent se recueillir ici, tandis que je fais ma touriste.
Rome est le centre du monde chrétien. On ne peut connaître cette ville sans prendre en compte la place de la religion en son sein. Ici en photo le Vatican et la basilique Saint-Pierre, la plus grande église du monde, le vestige visible d'une époque où la religion catholique était souveraine. Rome c'est 900 églises au total.
La première raison pour laquelle je souhaitais me rendre en Italie : manger des pâtes ! Toutes sortes de pâtes avec toutes sortes de sauces. Je me suis assise à la table d'un petit restaurant près de la fontaine de Trevi. J'ai commandé mon assiette et l'ai attendu patiemment accompagnée d'un verre de délicieux vin rouge local. Lorsque j'ai eu suffisamment parsemé mes spaghettis de fins copeaux de parmesan, je me suis décidé à attraper ma fourchette et piquer généreusement mon plat. Je m'étais faite toute une idée de ce moment comme l'une des choses que je voulais absolument faire dans ma vie alors j'ai réellement savouré cet instant. Alors que ma joie de vivre est à son comble et que le vin m'y aide, j'avale ma première bouchée de pasta Romana...déception totale. Oh sacrilège pour l'addict de pâte que je suis, al dente signifie sous-la-dent. Mon assiette est pleine de pâtes presque croquantes...on m'avait pourtant prévenu, mais je m'étais faite toute une histoire comme quoi j'allais bénéficier d'une explosion de saveur dans le palais : loupé. Tous les goûts sont dans la nature comme on dit.
Là où vraiment, j'ai ressenti mes premiers émois culinaires italiens, c'est avec la mozzarella. La vraie ! Pas la mozzarella sans goût ni texture que l'on nous vend dans du plastique. Nonla véritable mozza au lait de bufflonne de Campanie, une région du sud du pays. J'ai tellement aimé mordre dans ce fromage, jamais je n'oublierai la finesse de cette saveur unique.
Oui je suis une gourmande mais je ne vous ai pas encore parlé du café. Ou plutôt du doux arôme de café qui flotte et embaume l'air des nombreux bistrots de Rome. C'est à Trastevere, le quartier des artistes, que le mot café à pris toute sa dimension pour moi. Jamais je n'aurais pensé que c'était possible et pourtant, lorsque j'ai touché la tasse brûlante du bout des lèvres le temps s'est arrêté. Je n'écoutais plus ce qui se passait autour de moi, je vivais une relation d'amour avec le nectar noir qui me réconfortait. Arôme subtil de noisette, de chocolat, presque de miel, j'ai été transporté par ce délicieux breuvage et je n'ai pas pu me retenir : j'en ai bu 3 tasses d'affilée !
Mario, le garçon de café, m'explique qu'il utilise entre 6 et 8 kilos de café en grains par jour pour répondre à la demande de ses clients : "Avec 1 kilo de café je peux servir 140 tasses, donc je sers en moyenne 1000 cafés par jour" me précise le serveur. Une quantité incroyable pour ce petit bar. Mario doit jongler entre les cappuccinos et les espressos mais aussi les ristrettos, mochas, con pana (avec crème), lungo o americano, ce dernier est moins goûteux que les autres puisque dilué dans de l'eau chaude. Mais je me suis délectée de chacun de ces cafés à l'arôme puissant, l'épaisse texture et la mousse onctueuse.
J'arpente les ruelles romaines depuis des heures. Il faut savoir que dans cette ville, tout est près de tout, prendre le métro n'est pas nécessaire comme à Paris pour se permettre de visiter la ville dans sa totalité. Non à Rome vous pouvez vous rendre partout ou presque en étant à pied. D'ailleurs les personnes qui ont déjà visité cette cité peuvent en témoigner. Il est presque naturel de marcher, encore et encore, puisque l'esprit ne se concentre pas sur ses jambes mais sur tout ce qui l'entoure. Je vadrouille donc du mieux que je peux mais l'appel du ventre se fait sentir tout à coup, je dois trouver un petit bouiboui dans lequel savourer une ultime pizza.
C'est là que je suis tombée sur ce drôle de bonhomme, un peu pataud mais la mine joyeuse, qui tient un Lonely Planet à la main et aborde les passants, il m'interpelle et me dit : "Avant j'étais dans la mafia, maintenant c'est fini. Maintenant je fais la pizza ! Tu vois le livre là ?" me dit l'homme en pointant du doigt le Lonely Planet, "tu vois je suis dedans, regarde". Je souris et remarque le contour tracé au stylo bic autour du petit paragraphe indiquant son restaurant. Je lui demande alors son nom :"Je suis monsieur Happy" me dit-il d'un air amusé, "mais oui c'est mon nom ! Felice !". Il n'en faut pas plus pour me convaincre, et j'ai effectivement mangé la meilleure pizza de ma vie dans ce petit ristoranti :Alle fratte di trastevere, 49 Via delle fratte di Trastevere, Roma. Je vous recommande vivement l'endroit.
Rome de nuit, nous transporte encore dans un autre univers. Le terme de ville éternelle prend tout son sens puisque les impressionnants vestiges de toute la Rome antique prennent un ton occre, éclairés par quelques chaleureuses lumières citadines. Toute la ville est comme subtilement dorée. Au petit matin, lorsque les rayons se lèvent sur le fleuve "Tevere" qui prend sa source de l'autre côté du pays, et fini sa course tranquille comme la mère de ce qui fut un empire, les lumières sont plus douces et invitent à la "dolce farniente". On peut commencer sa journée avec un "caffè lungo" et continuer à marcher pour ne cesser d'être émerveillé par tout ce qu'a à offrir cette ville magnifique. Louant un vespa, flanânt sur les pavés, faisant un voeu à la fontaine de Trévi :revenir un jour pour découvrir le reste de l'Italie.
J'ai adoré mon séjour à Rome. Et j'ai eu la chance d'être accompagnée par Stefan Meyer, photographe aventurier qui a sauté dans l'avion depuis la Suisse, pour offrir à toute la communauté de Voyager loin ce reportage. Vous pouvez voir les autres photos de voyage de Stefan Meyer et découvrir sa galerie sur sa page Meyer & Kangangi et sur son site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Le retour s'achève par le survol des Alpes, cette force de la nature qui fait office de frontière naturelle entre nos pays.Ciao bella !